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Comment Gemalto France, pourtant bénéficiaire, parvient à ne pas reverser de participation à ses salariés

En 2015 et au titre de l’année 2014, les salariés de Gemalto France ne toucheront aucune participation. Une déception de taille pour des salariés qui, pour la plupart et sans angélisme, se démènent pour atteindre les objectifs fixés par l’entreprise. Les projections données par la direction montrent qu’il n’y aura pas non plus de participation en 2016 au titre de 2015. Mais comment est-ce possible qu’une entreprise largement bénéficiaire puisse ne pas reverser de participation à ses salariés ?

1) Commencez par baser le siège de l’entreprise ailleurs qu’en France… aux Pays-Bas par exemple.

2) Faites en sorte que le siège ponctionne des frais … de siège exorbitants et hors de toute réalité auprès de ses filiales comme la France par exemple pour diminuer – nettement – les résultats de cette dernière, en conséquence de quoi l’impôt à reverser à l’État français s’en trouvera lui aussi réduit voire inexistant.

3) Favoriser ensuite la distribution, aux dirigeants de l’entreprise – peu nombreux, une petite dizaine -, d’actions gratuites plutôt que la distribution de stock-options dont la valeur est trop aléatoire. Depuis 2009, ces actions gratuites ont représenté environ 30 millions d’euros par an réparties entre moins de 10 bénéficiaires. À titre de comparaison, en 2015, l’enveloppe d’augmentation pour les salariés de Gemalto France était de moins de 4 millions… à répartir entre 2800 bénéficiaires…

Des pratiques intolérables lorsque les dirigeants martèlent à longueur d’année des messages de rigueur salariale.

La CFE-CGC exige la fin de ces pratiques et demande un traitement plus équitable afin que les résultats obtenus par les salariés soient autrement mieux récompensés qu’ils ne le sont aujourd’hui.

« Le capital est seulement le fruit du travail et il n’aurait jamais pu exister si le travail n’avait tout d’abord existé » Abraham Lincoln (1860).

partage

Accord d’intéressement chez Gemalto La Ciotat – La Vigie : la CFE-CGC très active dans la négociation de l’avenant et les résultats obtenus

2,7%. C’est ce qu’a obtenu (le maximum est fixé à 3%), à force d’argumentation et de patience, la CFE-CGC dans le cadre de la négociation annuelle des 14 critères composant l’accord d’intéressement local re-négocié chaque année par les partenaires sociaux. La CFE-CGC se réjouit des résultats de cette négociation qui vont permettre aux salariés de La Ciotat de percevoir, au titre de l’année 2015, entre 2000 et 2500 euros chacun.

Pour connaître les détails des 14 critères ainsi que les modalités de versement, contactez votre représentant CFE-CGC La Ciotat – La Vigie, Jean-Marie Roucairol au 06 09 10 92 40.

congés

Non à la suppression des jours de fractionnement !

Selon le code du Travail, tout salarié prenant moins de 24 jours de congés entre le 1er mai et le 31 octobre, bénéficie de jours de fractionnement. Chez Gemalto, cette règle s’applique pour les salariés ne prenant pas trois semaines d’affilée de congés payés entre le 1er mai et le 31 octobre. De plus, ils ne s’appliquent qu’aux salariés de Pont-Audemer et de Meudon, cet avantage social existant depuis l’époque où ces sites appartenaient à Schlumberger.

Mais voilà que la direction du site de Meudon s’est mis en tête de supprimer les jours de fractionnement sous prétexte d’équité avec les sites de Gemenos et de La Ciotat. Si la CFE-CGC dit « oui à l’équité », elle suggère une équité « par le haut » : c’est-à-dire l’application de la règle des jours de fractionnement sur l’ensemble des sites Gemalto France !

Pour tout savoir sur cette règle et ceux à quoi vous avez droit, contactez votre représentant CFE-CGC, Yves Bénichou, au 06 27 51 13 13.

technical ladder

Critère « Sécurité »: le barreau de trop de l’échelle technique de Gemalto !

Mis en place en 2008 et constitué de 11 critères, l’outil d’évaluation qu’est l’échelle technique s’est vu doter d’un douzième critère – celui de la sécurité – en 2014. Et ce, sans consultation – pourtant obligatoire – du comité d’établissement (CE) et du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de Gemalto Gémenos ! Un manquement d’autant plus ennuyeux que l’échelle technique permet aux salariés concernés  – essentiellement des ingénieurs et des ETAM dont le cœur de métier est technique – d’obtenir, selon leur classement, une prime pouvant représenter jusqu’à 15% de leur salaire annuel. C’est pour cette raison que le CE et le CHSCT ont attaqué en justice la direction de Gemalto et demander la nullité de ce douzième critère ou, tout du moins, de le suspendre pour le soumettre, comme il se doit, à discussion devant les représentants des salariés. Le verdict du tribunal a donné entièrement raison aux représentants du personnel et c’est l’occasion maintenant pour les élus CFE-CGC de tout mettre en œuvre pour que ce douzième critère puisse s’appliquer de manière équitable entre tous les salariés.