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Indemnisation des déplacements professionnels : Gemalto ne veut pas harmoniser

Bon nombre de salariés se demandent s’ils bénéficient ou non d’une indemnisation lorsqu’ils effectuent une mission professionnelle en France, en Europe ou dans le reste du monde.

Dans Gemalto SA (France) il y a plusieurs règles suivant que l’on soit ETAM ou Cadre et selon son établissement.

Eh oui ! 10 ans après la fusion Axalto – Gemplus, il reste des règles non communes.

Sur Meudon, Pont-Audemer  et Tours, tous reçoivent une « prime d’éloignement » au-delà de 7 jours de voyage qu’ils soient Etam ou Cadre. Cette prime est autour de 20 € par jour suivant que la mission est en Europe ou plus loin.

Sur Gémenos et La Ciotat, les ETAMs ont droit à une indemnité de 46 € dès la première nuit en dehors de la France (Europe ou reste du monde). A cela s’ajoute une prime de risque qui dépend du niveau de dangerosité du pays  (ex Nigeria niveau 5). Il s’agit d’un pourcentage du salaire journalier par nuit passée sur place. Cette prime est d’ailleurs appelée « indemnité de pays difficile » par la direction pour éluder autant que possible le sentiment de risque que certains salariés ressentent sur certaines destinations.

Pour les cadres, IL N’Y A PAS DE PRIME autre que la prime de risque.

Concernant cette prime de risque et malgré nos demandes réitérées, la direction a toujours refusé de mettre sur l’intranet les taux par niveau de dangerosité (de 1 à 5) prétextant que la liste de pays à risque et leur niveau bougeaient régulièrement.

Pour les différences entre établissements, il faut se mobiliser pour obtenir l’uniformisation du système en alignant tout le monde sur le régime des ETAMs de Gémenos et de la Ciotat, qui ne fait pourtant que se conformer aux dispositions de l’Accord Métallurgie sur les déplacements de 1976.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, une mission professionnelle est loin d’être un voyage d’agrément. La répétition des missions et l’accumulation des jours hors de chez soi déstabilisent la vie privée des salariés et cela en échange de RIEN ou presque.

Si vous vous sentez concernés, n’hésitez pas à contacter vos élus CFE-CGC pour mener des actions auprès de la direction de Gemalto.

impayés

Pont-Audemer : Gemalto invoque une prescription pour ne pas payer ses salariés

Suite à l’interrogation judicieuse d’un salarié, nous avons découvert que la Direction de Pont-Audemer n’avait pas appliqué la convention collective de la Métallurgie, concernant le maintien intégral de l’ancienneté pendant les congés parentaux et congés sabbatiques de plus de 6 mois.

Ceci a des impacts sur les salaires perçus, le nombre de jours de congés d’ancienneté, l’octroi des primes d’ancienneté en cas de départ proche de l’échéance, le calcul du montant de l’intéressement, de la prime de départ à la retraite, etc…

Plutôt que de réparer cette erreur de manière équitable et complète, notre Direction veut réaliser un réajustement dans l’urgence à minima, en appliquant une prescription de 3 ans, et sans intégrer tous les éléments à rattraper, ni toutes les personnes concernées.

L’application d’une prescription est d’autant plus injuste que pour un même préjudice subi dans le passé, le seul fait d’avoir atteint, ou pas, 15 ans d’ancienneté en 2013, ferait que certaines personnes seraient indemnisées, mais pas les autres.

La CFE-CGC a interpellé la Direction des Affaires Sociales sur le sujet, en lui demandant d’intervenir, afin d’établir une négociation constructive.

En effet, dans un contexte de climat social dégradé sur le site par l’absence de visibilité industrielle à moyen terme, un taux de satisfaction People Quest de 56% et la tension « saisonnière » de l’approche des NAO, il est déraisonnable de « rajouter de l’huile sur le feu ».

La réparation de l’intégralité du préjudice subi est la moindre des corrections, alors même que les thèmes de l’éthique et du Bien-être au travail viennent de faire l’objet des journées « RH et moi » !

 

objectifs

Gemalto revient enfin au réalisme

Vendredi dernier Gemalto a annoncé un profit warning  pour fin 2017 de 500 à 520 millions d’euros au lieu des 660 millions claironnés depuis 2014.

Il s’agit peut-être d’une surprise pour le marché mais pas pour les salariés qui savaient cet objectif intenable depuis le début.

Même si nous sommes satisfaits de ce retour au réalisme apporté par notre nouveau CEO, nous déplorons que Gemalto ait une image ternie alors qu’elle reste une entreprise largement profitable.

Nous sommes maintenant dans une situation déraisonnable avec une entreprise qui génère beaucoup de profits, des actionnaires qui ne sont pas contents et qui le font savoir, et des salariés mécontents et en souffrance après avoir fourni d’énormes efforts pour atteindre un objectif inatteignable.

Qui sont alors les bénéficiaires de tout ce cash généré par l’entreprise chaque année ?  Nos regards se tournent vers une poignée de quelques dirigeants qui ont touchés personnellement plusieurs millions d’euros ces dernières années.

Notre ancien CEO Olivier Piou ayant démontré maintenant les limites de ses compétences, nous demandons sa démission immédiate du board. Et s’il se sentait concerné par l’éthique et la moralité, il restituerait  de lui-même toutes les primes et actions gratuites qu’il a touchées ces dernières années en s’appuyant sur une illusion d’objectifs aujourd’hui démasquée.

La CFE-CGC restera  attentive à ce que ce retour au réalisme ne soit pas le prétexte à des choix au détriment du social (salaires et emplois). Gemalto reste une entreprise largement rentable et performante grâce avant tout à ses salariés.