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La CFE-CGC Gemalto suivie par la Presse

La Provence fait écho au billet sur les risques psycho-sociaux du 10 janvier 2019 par un article très détaillé paru le 26 janvier: voir ICI

De plus, le Journal du Dimanche (JDD) a été très intéressé par le recours collectif concernant les parts variables, et cite l’action de la CFE-CGC dans un article du 27 janvier dont voici un extrait :

extrait JDD

Il est intéressant de voir que la direction de Gemalto ne justifie pas sa position en droit mais seulement sur le fait que seulement 6 salariés ont fait un recours en 2016. La centaine de dossiers déjà déposés chez l’avocat à ce jour et le rythme de 10 à 20 nouveaux dossiers par jour viennent contredire cette position.

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Rachat de Gemalto par Thales – Saison 1 – Ép.1 : ce qui change c’est que rien ne changera !

Les bruits n’en finissent pas de courir quant aux conséquences, pour les salariés, du rachat de Gemalto par Thales.

Répétons-le encore une fois : rien ne changera immédiatement pour les salariés de Gemalto !

En effet, ce rachat s’inscrit dans le cadre d’une acquisition et non d’une fusion-acquisition. En conséquence : l’entité juridique Gemalto subsistera après le rachat de Gemalto par Thales. Donc, si vous êtes salariés de Gemalto aujourd’hui, vous serez toujours salariés de Gemalto demain, quand bien même Thales aura racheté Gemalto. Concrètement, même si votre adresse email et votre badge seront estampillés Thales, votre bulletin de paie restera un bulletin de paie Gemalto et les accords Gemalto dont bénéficient les salariés aujourd’hui subsisteront eux aussi.

Une fois le rachat effectué, une longue période de négociations s’ouvrira. Objectif : comparer ce qui existe chez Gemalto et ce qui existe chez Thales et faire en sorte que les salariés bénéficient de ce qui sera le plus avantageux pour eux. Le premier accord identifié est celui en faveur du handicap, l’accord actuel Gemalto arrivant à son terme. Aujourd’hui, la volonté du groupe Thales est d’harmoniser les accords existants et le groupe spécialisé dans l’aérospatiale, la défense et la sécurité a plutôt une bonne image de ce point de vue-là.

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L’intersyndicale CFE-CGC / CFDT CGT / USG-UNSA lance une action groupée des salariés contre Gemalto

Nous avions déjà communiqué sur ce sujet dans un billet du 19 décembre 2018.

Après avoir perdu en justice en décembre contre 6 salariés, Gemalto n’aura pas l’élégance d’admettre son erreur! Gemalto fait appel de la décision.

Pour les ~1100 autres salariés concernés, le délai de prescription est de 3 ans et se termine mi mars 2019.

Pour ceux qui ont perdu entre 1500 et 3500€ en 2016, c’est le moment de s’inscrire pour ne pas passer le délai de prescription.

La démarche est ultra simple.

Il s’agit juste d’agir à travers une démarche simple pour éviter la prescription.

Vos élus ont ouvert la voie : c’est maintenant à vous de montrer votre détermination.

Démarche : 2 choses très simples à faire avant le 31 janvier si possible :

  • Envoyez un email à l’adresse suivante emauger@maugermesbahi.com avec
    • Scan des éléments suivants
      • Carte d’identité ou passeport avec date et lieu  de naissance
      • Contrat de travail et avenants précisant le pourcentage de GIP
      • 12 bulletins de paie mars 2015 a Mars 2016
      • Evaluation de la part manquante réclamée (voir calculette ici)
    • objet « Gemalto GIP 2016/ <Votre nom>
  • Faites passer à un représentant du personnel, un chèque de 60€ à l’ordre de SELARL MAUGER MESBAHI ASSOCIES,

Maître Emmanuel MAUGER déposera ensuite le dossier au greffe du Conseil des Prud’Hommes.

Ainsi, la prescription ne pourra plus tomber et vous pourrez attendre serein, la fin de la procédure d’appel. A cette date Maître MAUGER joindra vos demandes aux dossiers existants pour récupérer les sommes.

FAQ

 Qui est concerné ?

Tous ceux qui devaient toucher un GIP en 2016

C’est quoi ?

Une procédure qui vous permet de défendre vos droits et récupérer votre dû

Ça coûte combien ?

60 €uros TTC + 10% des sommes récupérées.

Ça rapporte quoi potentiellement ?

Variable puisque % de votre salaire (calculette ici) mais de l’ordre de quelques milliers d’€uros

Comment faire ?

Rien de compliqué ! Suivre les instructions ici (quelques documents à fournir)

Quand ?

Dans les faits avant fin février 2019

Ça va m’obliger à quoi après ?

Rien ! La démarche suivra son cours sans que n’ayez à vous en préoccuper.

Quels sont les risques pour mon job ?

Vous défendez vos droits, récupérez l’argent dont Gemalto (votre futur ex employeur) vous a spolié en 2016. Rien à l’égard de votre futur nouvel employeur (Thales)

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Risques psychosociaux chez Gemalto : la CFE-CGC tire la sonnette d’alarme

Les salariés de Gemalto vont mal. C’est en résumé ce qui transparaît dans les échanges que les élus de la CFE-CGC ont avec ces derniers. C’est pourquoi la CFE-CGC tire la sonnette d’alarme. À Gémenos, les élus CHSCT ont demandé une expertise à un cabinet externe afin de mesurer l’état psychique des troupes. L’expertise a eu lieu en décembre et les résultats seront connus le 21 janvier. Les élus CFE-CGC agissent pour étendre cette expertise sur les autres sites et sont d’ailleurs partie prenante sur des alertes de danger grave et imminent à Meudon et Pont-Audemer.

Cause de ce mal-être ambiant : le plan social mené par Gemalto en 2018 qui s’est soldé par 260 suppressions de poste dont une dizaine de licenciements secs. Des suppressions qui se traduisent très concrètement, pour ceux qui restent, par une surcharge de travail car les projets sont toujours là et doivent être menés à terme mais avec moins de personnel. Le fait que certains salariés aient été obligés de changer de service pour occuper des postes laissés vacants pour lesquels ils ne sont pas encore totalement opérationnels n’arrange rien.

Autre cause de ce mal-être : la mise en place d’un nouveau système de gestion de l’ensemble des flux de Gemalto (Global ERP) qui demande à chacun de se l’approprier rapidement pour en maîtriser l’utilisation, malgré les nombreuses difficultés de mise en oeuvre.

Pour finir, les réorganisations en cours et les postes en doublon qui se profilent dans la perspective du rachat de Thales, renforcent les situations de stress.

Inquiète, la CFE-CGC a informé la direction de Gemalto de ces difficultés mais cette dernière ne s’est pas montrée réceptive. Aucun plan de prévention primaire consécutif au PSE n’a été mis en place malgré les demandes de la CFE-CGC. Pire, la direction a argué plusieurs fois du fait que le mal-être des salariés était probablement lié à des difficultés d’ordre personnel. Un argument facile, sans fondement et irresponsable de la part d’une entreprise à qui s’impose l’article L4121-1 du code du Travail relatif à la protection de la santé des salariés, comme un courrier de l’inspection du travail daté du 3 avril 2018 le lui a rappelé. En page 2 de ce courrier, l’inspection du travail a clairement demandé à la direction d’approfondir « l’évaluation des risques psycho-sociaux […] suite à l’annonce du PSE et à sa mise en œuvre au plus proche des salariés ».

En 2019, le déni semble être la ligne de conduite de la direction de Gemalto. C’est mal connaître la pugnacité de la CFE-CGC qui poursuivra sans relâche ses actions pour éviter un drame « à la France Telecom ».