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Rachat de Gemalto par Thales – Saison 2 – ép.5 Prévoyance chez Thales : plus intéressante que chez Gemalto

La couverture prévoyance est le troisième et dernier volet, après celui de la mutuelle santé et de l’accord dépendance, concernant le passage des salariés Gemalto vers la couverture sociale présente chez Thales.
Le sujet de la prévoyance captive assez peu les salariés en règle générale car il est le plus souvent associé au décès ou l’invalidité. Pourtant, la prévoyance couvre aussi l’incapacité temporaire de travail, communément appelée arrêt maladie. La probabilité d’être concerné un jour ou l’autre est donc importante. Dans la comparaison qui oppose Gemalto à Thales sur ce sujet, Thales l’emporte globalement.

Point commun entre Gemalto et Thales : c’est le même groupe mutualiste qui gère le contrat de prévoyance, à savoir Malakoff-Méderic Humanis.

Dans les deux entreprises, les cotisations sont fonction du salaire et sont obligatoires.

En ce qui concerne la couverture décès, il existe trois régimes au choix chez Gemalto.
Le premier permet le versement d’un capital-décès à la veuve ou au veuf du ou de la salarié.e. Le deuxième régime prévoit le versement d’un capital-décès réduit accompagné d’une rente d’éducation par enfant jusqu’à 21 ans ou 26 ans si les enfants du ou de la salarié.e décédé.e font des études supérieures. Le troisième régime prévoit également un capital-décès réduit ainsi qu’une rente au conjoint (marié ou pacsé) correspondant à un pourcentage du salaire de la personne décédée.

Quel que soit le régime, le capital-décès peut être amélioré par le choix d’une option (option 1 : 100% du capital-décès, option 2 :200% du capital-décès, option 3 :300% du capital-décès). Les trois régimes et les options se combinent.

Chez Thales, deux régimes ont cours : le premier prévoit le versement d’un capital-décès, le second le versement d’un capital-décès réduit accompagnée d’une rente d’éducation par enfant jusqu’à 21 ans ou 26 ans en cas d’études supérieures. Comme chez Gemalto, ces deux régimes peuvent être améliorés par le choix d’une option (option 1 : 100% du capital-décès, option 2 :200% du capital-décès, option 3 :300% du capital-décès, option 4 : 400% du capital-décès, option 5 : si le décès intervient suite à un accident 100% du capital-décès).

En cas de décès non accidentel, les capitaux sont plus élevés chez Gemalto si le ou la salarié.e a des enfants. En revanche, en cas de décès accidentel, les salariés sont mieux couverts chez Thales. La rente éducation est plus élevée chez Gemalto mais Thales prend en charge sans limite d’âge les enfants handicapés.

De plus, en cas de décès, le contrat en cours chez Thales prévoit une rente annuelle pour le conjoint ou la conjointe du ou de la salarié.e décédé.e de 8% du salaire brut jusqu’à la retraite et une rente annuelle pour les enfants handicapés de 6000 euros par an.

Pour ce qui est de l’incapacité temporaire de travail et l’invalidité, chez Gemalto comme chez Thales, un seul régime couvre ces risques et à chaque fois les prestations versées sont toutes plus élevées chez Thales que chez Gemalto

Concernant les cotisations, elles sont différentes selon le statut chez Thales (cadre ou non cadre), avec cette fois un avantage pour les cadres et assimilés qui ont un bas salaire. Le montant total de la couverture sociale chez Thales (santé, dépendance, prévoyance) reste cependant à un coût plus avantageux pour les non-cadres et les bas salaires. Voir le tableau des cotisations ICI

Autant de garanties qui devraient être applicables à partir du 1er janvier 2020 au plus tard pour les salariés de Gemalto.

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Rachat de Gemalto par Thales – Saison 2 – ép.4 – Accord dépendance : un réel avantage pour les salariés de Thales

Signé en avril dernier au niveau groupe, l’accord sur la dépendance constitue un réel avantage pour les salariés de Thales, notamment pour ceux issus de Gemalto qui n’en avaient pas jusque-là.

Souvent associé au vieillissement et à son cortège de symptômes indiquant une perte graduelle d’autonomie, le sujet de la dépendance est pourtant plus vaste. En effet, la dépendance, c’est-à-dire la perte définitive d’autonomie, peut être en lien avec un accident de la vie – et il n’y a pas d’âge pour cela – ou avec une maladie – là encore, il n’y a pas d’âge pour cela.

L’accord signé en avril par les organisations syndicales présentes chez Thales apporte des garanties significatives sur cette question en fonction du niveau de dépendance, aussi appelé GIR (voir le lien en fin d’article pour la définition précise de chaque niveau). Ainsi, une personne considérée comme ayant un niveau de dépendance GIR1 (le niveau le plus élevé) se verra attribuer une rente de 500 euros par mois à vie. En cas de GIR2, l’allocation est de 450 euros par mois à vie. Enfin, en cas de GIR3, une personne percevra un capital de 1500 euros, en tout et pour tout.

Autres points forts de cet accord : le fait qu’il n’y ait pas de limite d’âge pour en bénéficier et qu’il soit extensible, à la demande du salarié, à son conjoint (marié ou pacsé). En outre, un salarié peut tout à fait en bénéficier alors qu’il est retraité. A condition bien sûr d’avoir déposé une demande avant de faire valoir ses droits à la retraite.

L’accord a rendu obligatoire la cotisation qui n’est indexée ni sur l’âge ni sur le salaire. Les salariés n’ont donc pas le choix et sont couverts par le groupe mutualiste Malakoff-Méderic Humanis pour un montant de 10,13 euros par mois, sachant que 35% sont pris en charge par Thales, ce qui ramène la cotisation à 6,58 euros pour le salarié. En revanche, les retraités et les conjoints des salariés paient 100% de leur cotisation. Enfin, si malheureusement un salarié a besoin de faire appel aux services de Malakoff-Médéric Humanis, aucun délai de carence n’est appliqué.

Plus d’information sur la définition des niveaux GIR ici

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Rachat de Gemalto par Thales – Saison 2 – ép.3 – Mutuelle santé : Une couverture globalement meilleure chez Thales

Lorsqu’on bénéficie d’une mutuelle d’entreprise, en partie prise en charge par l’entreprise, le risque est grand de perdre certains avantages lors d’un rachat. Comparatif entre Gemalto et Thales.

Les garanties couvertes par le contrat Thales sont généralement supérieures aux garanties Gemalto. C’est la conclusion que l’on peut tirer du comparatif réalisé par la CFE-CGC entre les prestations en vigueur chez Gemalto et Thales de Malakoff-Méderic Humanis, le groupe mutualiste étant le point commun entre Gemalto et Thales.

Chez Gemalto, trois régimes de garanties sont proposés aux salariés : « régime de base », « surcomplémentaire isolé » et « surcomplémentaire famille ». Un seul régime chez Thales qui couvre toute la famille, quand bien même vous êtes célibataire et sans enfant. La direction de Thales et les organisations syndicales au niveau groupe ne sont pas arrivées à se mettre d’accord sur le principe d’une surcomplémentaire optionnelle qui aurait apporté une meilleure couverture sur certains postes.

Chez Gemalto, la cotisation payée par les salariés est essentiellement forfaitaire et aucune distinction de tarif n’est opérée au regard du statut (cadre / non cadre). Pas chez Thales chez qui la cotisation versée par les salariés est calculée en fonction du salaire et du statut. Pour les plus bas salaires, c’est donc une bonne nouvelle.

Côté remboursement, le contrat Thales est en général plus avantageux que celui en vigueur chez Gemalto (voir le tableau des garanties en téléchargement en fin d’article).

L’autre avantage, et non des moindres, intéressera les futurs retraités. Thales a en effet souscrit un contrat de mutuelle pour les salariés retraités comprenant trois régimes, chacun proposant deux cotisations différentes selon le niveau de retraite. Les régimes dont les tarifs sont les plus élevés sont subventionnés par Thales de manière dégressive et ce, pendant les cinq premières années de retraite. 160 euros par mois sont ainsi pris en charge par Thales la première année, 20 euros par mois la cinquième année.

Le calendrier de mise en place de la mutuelle Thales chez Gemalto reste encore à définir mais il est raisonnable d’estimer une transition début 2020 au plus tard.

Plus d’informations sur le montant des cotisations ici et tableau des garanties juste là.

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La CFE-CGC interpelle Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, sur les actions gratuites attribuées aux dirigeants de Gemalto

Dans le cadre des rencontres organisées par le journal La Provence, la CFE-CGC a interpellé Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, le 26 avril dernier sur les actions gratuites attribuées aux dirigeants de Gemalto. Nous retranscrivons ici ce que la CFE-CGCa porté à la connaissance de la porte-parole du gouvernement ainsi que les deux questions qui lui ont été posées.

« Le Président Macron a beaucoup parlé de moralisation de la vie publique. Dans le même thème nous aimerions aborder le sujet de la moralisation de la vie en entreprise. La loi Sapin 2, votée juste avant le mandat de monsieur Macron, avait pour intention d’encadrer le salaire des dirigeants d’entreprise. Cette loi est donc applicable depuis plus de deux ans.

Nous souhaitons apporter un cas concret : celui de la société Gemalto dont nous faisons partie. Gemalto a supprimé 262 postes en France en 2018. Le plan social est toujours en cours d’exécution avec des salariés en cellule de reclassement.

En avril 2019, l’ancien dirigeant et le dirigeant actuel ont touché, en plus de leur salaire, respectivement 28 et 16 millions d’euros, en vendant des actions qu’ils avaient obtenues gratuitement. Quatre autres directeurs ont également perçu de la même manière 2 millions d’euros.

La suppression de 262 postes est censée faire économiser à Gemalto 30 millions d’euros. Lorsque l’on voit les sommes touchées par les dirigeants de Gemalto, bien supérieures à ces économies, il y a forcément un problème. Cette situation est insupportable pour les salariés. Nous ne pouvons que constater que la loi Sapin 2 ne remplit pas son rôle. Compter sur une régulation des actionnaires n’est pas suffisant, notamment lorsque, comme à Gemalto, cet actionnariat est diffus et que, de fait, les décisions sont prises par le conseil d’administration composé par ces mêmes dirigeants.

Ce type de situation contribue fortement à creuser le fossé social. Les prises de décision en entreprise ne vont pas toujours dans le sens de cette dernière, mais plutôt dans le sens de l’intérêt personnel des dirigeants au regard des sommes qui sont en jeu.

Question 1 : que compte faire le gouvernement de manière concrète pour supprimer ces abus ?

Question 2 : avec ces chiffres mis en perspective, on peut s’interroger sur la pertinence du plan social de 2018 : que compte faire le gouvernement pour réguler la possibilité de licenciement économique dans ce type de situation ? »

La synthèse des échanges est visible sur le journal La Provence du 28 avril 2019 : ICI.

En résumé, notre gouvernement compte sur la responsabilité et l’éthique de nos dirigeants d’entreprise pour qu’il n’y ait pas d’abus. Nous avons malheureusement pu voir que pour Gemalto ce principe ne marche pas.