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crédit iStock|Heiko Küverling

Un tiers des cadres de Gemalto France a déposé un recours aux Prud’hommes

Le 18 mars dernier, Maître Mauger, l’avocat désigné par l’intersyndicale de Gemalto pour recourir contre Gemalto, a déposé 352 saisines au Conseil des Prud’hommes (CPH) de Marseille et 102 saisines au CPH de Boulogne-Billancourt. Elles concernent le contentieux sur le montant de la part variable de 2016 (GIP) versée aux cadres. Quelques dossiers en attente de pièces complémentaires seront encore déposés cette semaine et joints à ceux du 18 mars.

Face à cette mobilisation historique des cadres de Gemalto SA, la CFE-CGC regrette encore que la direction de Gemalto n’ait pas accepté ses propositions de résolution amiable : cela aurait été la meilleure décision pour toutes les parties, surtout lorsqu’on voit le nombre de personnes qui ont exercé leur droit à recours.

Ce recours massif aux tribunaux a largement été commenté par la presse : les Echos, l’Usine Nouvelle, le figaro.frCapital.fr, Zonebourse, etc

La CFE-CGC espère que cette couverture médiatique permettra à la direction de comprendre toute la mesure de sa position regrettable et de proposer au final une solution acceptable pour clore ce litige. Elle espère également que le sujet des parts variables sera abordé par la suite de manière plus large. En effet, contrairement à Gemalto, tous les cadres de Thales ont une part variable : la CFE-CGC ne voit pas comment la direction peut espérer une intégration réussie sans vouloir mettre ce sujet à l’ordre du jour des discussions.

part variable, salaires

Bonus sur résultats 2015 : le grand tour de passe-passe de Gemalto

Les excellents résultats de Gemalto sitôt proclamés, la direction s’affaire à expliquer pourquoi les salariés éligibles au bonus ne toucheront pas la partie liée aux résultats de Gemalto grâce à un jeu d’écriture comptable.

Les salariés concernés mesurent encore plus cette année la précarité de cette part variable de leur rémunération : quand les résultats sont décevants ils ne la touchent pas et quand les résultats sont bons, ils ne la touchent pas non plus ! Et ceci cumulé à des augmentations de salaires proches de zéro pour la première fois à Gemalto !

Cela leur permet surtout de mesurer le niveau d’intégrité de nos dirigeants qui se sont largement servis en actions gratuites en septembre dernier et qui sauront tirer profit des effets de la publication de ces très bons résultats.

Choqués par l’aspect immoral de ce tour de passe-passe, les élus CFE-CGC vérifient l’aspect légal et les voies de recours possibles