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Gemalto réorganisation

Gemalto réorganise ses équipes pour s’adapter au marché

Deux réorganisations affectant en France des équipes des sites de Meudon et la Ciotat ont été présentées en CCE du 17 décembre.

Le but annoncé est de mieux se préparer aux évolutions du marché dès 2016.

On peut s’étonner qu’il ait fallu attendre l’élaboration du budget 2016 pour annoncer plus de 40 personnes à recaser. Gemalto est encore bien loin d’une réelle Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) pourtant obligatoire.

Le site de Gémenos est également concerné car il accueillera dans ses services des personnes issues de ces réorganisations.

Nous devons rester attentifs pour que ces réorganisations soient réalisées dans des conditions permettant à la fois aux salariés et à Gemalto de garder une dynamique. Aucun licenciement n’est prévu du fait des nombreuses mobilités annoncées.

Nous nous sommes déjà engagés à suivre de près les personnes qui seront redéployées. Un accompagnement individuel est nécessaire.

Le risque habituel dans cette situation est d’avoir des RH qui redistribuent les rôles et les missions sans connaitre les profils et les métiers, et de retrouver quelques mois plus tard les salariés en difficultés professionnelles.

Nous tenons à disposition tout le détail communiqué sur ces réorganisations.

Prochaines étapes : La direction doit fournir sur notre demande la liste exhaustive des métiers touchés par une mobilité et les organigrammes nominatifs.

Le projet doit ensuite recevoir l’avis des CHSCT des sites de Meudon et La Ciotat puis du CCE.

télétravail Gemalto

Les négociations sur le télétravail à Gemalto ont recommencé

L’accord sur le pilote télétravail de Gemalto du 28 mai 2014 avait divisé Gemalto en 2 avec, d’un côté, un petit nombre de personnes pouvant y prétendre, et de l’autre, une majorité d’exclus, résultat de signatures précipitées par des syndicats peu revendicatifs.

Cet accord « pilote » prend fin le 31 mai 2016 et les négociations recommencent pour un accord final.

Des tendances se dessinent déjà, avec la possibilité de 2 jours par semaine, et l’extension à des salariés actuellement exclus, comme les assistantes et les temps partiels, sous la pression de nos revendications.

Le point le plus bloquant reste sur les salariés R&D pour lesquels la direction n’accepte pas qu’ils organisent leur travail en réservant les jours de télétravail à des tâches sécuritairement possibles au domicile, réfutant ainsi l’autonomie à des cadres au forfait.

D’un autre côté, la direction pousse à un réaménagement de l’organisation du travail en voulant créer des zones de bureaux partagés pour les télétravailleurs lorsqu’ils sont sur site, et optimiser ainsi l’espace de travail

Pour passer en force, la direction n’hésite pas à rappeler qu’en l’absence d’un accord final avant le 31 mai 2016, en clair que si les conditions de la direction ne sont pas acceptées, les 178 télétravailleurs actuels perdront cet avantage.

Comme pour l’accord pilote, la CFE-CGC reste la seule garante de revendications centrées sur l’équité et l’égalité de traitement de tous les salariés de Gemalto.

Prochaine réunion de négociation : mardi 12 janvier 2016

prévoyance

Pas d’augmentation de la mutuelle Gemalto en 2016, augmentation de la prévoyance

La commission paritaire Gemalto frais de santé s’est tenue le lundi 7 décembre avec les organisations syndicales dont la CFE-CGC, la direction et Humanis.

Malgré un déficit de la mutuelle Gemalto d’environ 3% en 2015, il n’y aura pas d’augmentation des cotisations mutuelle sur 2016.

Concernant la prévoyance, le déficit 2015 est d’environ 20%. Pour redresser ce déficit, il y aura une augmentation de 15% au 1er avril 2016 et 15% au 1er avril 2017.

Ci-dessous l’impact estimé sur la cotisation prévoyance sur le bulletin de salaire en fonction du salaire mensuel brut :

Salaire mensuel brut cotisation 2015 cotisation 2016 Différentiel par mois
2000€ 8,22€ 9,46€ 1,24€
3000€ 12,33€ 14,19€ 1,86€
4000€ 18,18€ 20,59€ 2,41€
5000€ 24,15€ 27,46€ 3,31€

 

gemalto éthique

Les dirigeants de Gemalto ont une vision personnelle de l’éthique.

Philippe Cabanettes, responsable RH Gemalto Monde, a lancé à grand renfort de communication une campagne sur l’éthique au travail.

De manière surprenante la direction met l’accent sur les dérives des salariés à éviter (fausses notes de frais, horaires de travail non respectés, conflits d’intérêts, cadeaux des fournisseurs, etc…) comme si cela constituait un problème avéré à Gemalto et qu’il fallait le régler.

Après la surprise, nous nous interrogeons sur le manque de considération que peut avoir Gemalto envers ses salariés. Nos dirigeants ne font-ils pas confiance aux salariés? Pensent-ils que Gemalto s’est développé tout seul ? Et que le rôle du management est de contenir une horde de salariés prête à tous les abus?

Nous ne partageons pas le même avis et nous nous questionnons justement sur l’éthique lorsque nous voyons encore sur 2015  de très généreuses attributions d’actions gratuites pour nos chers dirigeants (Messieurs Olivier Piou, Philippe Vallee, Tan Teck-Lee, Jacques Tierny, Martin Mc Court, Frédéric Trojani).

Messieurs, pensez-vous qu’il soit éthique de  vous attribuer encore cette année 9 millions d’euros d’actions gratuites à six personnes dans une période où vous demandez toujours plus d’efforts aux salariés ?

Communiquer sur l’éthique est plutôt une bonne initiative mais faire une démonstration par l’exemple serait beaucoup plus efficace.

 

Détail sur les attributions d’actions gratuites sur https://www.trivano.com/aandeel/gemalto.837.insiders

Gemalto salariés

Enquête de satisfaction des salariés (People Quest): des résultats au plus bas

Nous l’avions vu venir. Nous avions averti la direction mais nous passions pour des oiseaux de mauvaises augures.

Et les résultats sont tombés : l’enquête de satisfaction des salariés montre une baisse significative de la satisfaction et de la confiance des salariés en France avec quasiment tous les indicateurs dans le rouge. Cela démontre, s’il le fallait encore, que la politique de gestion des ressources humaines est inadaptée pour maintenir un niveau de satisfaction et de performance à un moment où nous en avons le plus besoin.

Nous appelons la direction à écouter les salariés et à ouvrir un « vrai » dialogue social. La réussite de Gemalto ne peut perdurer sans une réelle prise en compte des conditions de travail, sans gestion des carrières et sans une politique de rémunération adaptée.

La CFE-CGC saura le rappeler dès le démarrage des négociations annuelles obligatoires (NAO) portant sur les rémunérations et les conditions de travail le 16 décembre.

participation, augmentation

Comment Gemalto France, pourtant bénéficiaire, parvient à ne pas reverser de participation à ses salariés

En 2015 et au titre de l’année 2014, les salariés de Gemalto France ne toucheront aucune participation. Une déception de taille pour des salariés qui, pour la plupart et sans angélisme, se démènent pour atteindre les objectifs fixés par l’entreprise. Les projections données par la direction montrent qu’il n’y aura pas non plus de participation en 2016 au titre de 2015. Mais comment est-ce possible qu’une entreprise largement bénéficiaire puisse ne pas reverser de participation à ses salariés ?

1) Commencez par baser le siège de l’entreprise ailleurs qu’en France… aux Pays-Bas par exemple.

2) Faites en sorte que le siège ponctionne des frais … de siège exorbitants et hors de toute réalité auprès de ses filiales comme la France par exemple pour diminuer – nettement – les résultats de cette dernière, en conséquence de quoi l’impôt à reverser à l’État français s’en trouvera lui aussi réduit voire inexistant.

3) Favoriser ensuite la distribution, aux dirigeants de l’entreprise – peu nombreux, une petite dizaine -, d’actions gratuites plutôt que la distribution de stock-options dont la valeur est trop aléatoire. Depuis 2009, ces actions gratuites ont représenté environ 30 millions d’euros par an réparties entre moins de 10 bénéficiaires. À titre de comparaison, en 2015, l’enveloppe d’augmentation pour les salariés de Gemalto France était de moins de 4 millions… à répartir entre 2800 bénéficiaires…

Des pratiques intolérables lorsque les dirigeants martèlent à longueur d’année des messages de rigueur salariale.

La CFE-CGC exige la fin de ces pratiques et demande un traitement plus équitable afin que les résultats obtenus par les salariés soient autrement mieux récompensés qu’ils ne le sont aujourd’hui.

« Le capital est seulement le fruit du travail et il n’aurait jamais pu exister si le travail n’avait tout d’abord existé » Abraham Lincoln (1860).