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Gemalto production

GEMALTO Pont-Audemer : confirmation de la dégradation de la situation sociale, et de la crainte sur l’avenir du site !

Lors de la Négociation Annuelle Obligatoire de 2015, la Direction s’était engagée à compenser par une embauche, la promotion d’un opérateur vers un poste de technicien partant à la retraite. Cet engagement n’a pas été respecté pour le dernier cas concerné. En effet l’officialisation du contrat de la personne a été sciemment décalée à Janvier 2016 pour justifier le non remplacement.

Les embauches sont aujourd’hui gelées, les intérimaires interdits, les vacataires enfants du personnel également (une « première » depuis plus de 20 ans). Et l’effectif continue de décroître (25 à 35 départs d’ici 2017).

Nous n’aurons plus aucune flexibilité en 2016 pour respecter les volumes de commande. Des contraintes accrues sont ajoutées sur la polyvalence et la prise des congés.

Ces exemples de dégradation sociale sont révélateurs d’un risque plus grave encore : l’avenir du site au delà de 2017, étant donné que Pont-Audemer a pour seule activité la production de cartes de téléphonie mobile, dont le marché est en décroissance, et la Direction de Gemalto a annoncé en CCE qu’elle ne voyait aucun relais de croissance industriel à moyen terme.

La CFE-CGC est prête à discuter de mesures de flexibilité pour améliorer notre réactivité afin d’encore mieux satisfaire nos clients, mais demande en contrepartie des engagements sérieux sur la pérennité du site.

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GEMALTO Pont-Audemer : un site de plus en plus menacé !

Depuis quelques années, notre usine de production de cartes de téléphonie mobile est chargée à hauteur des effectifs CDI présents (380 salariés). Cet effectif a déjà chuté de 50 personnes en 5 ans, entrainant une importante baisse de charge. 50 millions de cartes pour nos clients Européens, soit le tiers de notre capacité annuelle initiale, seront encore délocalisés vers la Chine ou le Mexique en 2016.

La marge industrielle du site est directement liée aux coûts de production, qui dépendent de l’amortissement des frais fixes par les volumes produits.

N’ayant plus de rupture technologique, les gains de productivité techniques atteignent une asymptote, donc chaque salarié direct non remplacé entraine une baisse des volumes, donc une augmentation des coûts, donc une dégradation de la rentabilité du site.

Le maintien de clients en Europe est aussi lié en grande partie à notre réactivité. Le non remplacement de ressources indirectes dégrade cette réactivité.

Le produit carte téléphonique entre dans sa phase de fin de vie, et aucun relais de croissance n’est développé  industriellement sur le site.

Face à ce constat alarmant, la CFE-CGC souhaite mettre tout en œuvre pour influer sur la stratégie de Gemalto en France, afin de maintenir notre outil industriel performant.

Au-delà de cette motivation économique, La préservation et le développement de nos effectifs est vital dans notre bassin d’emploi particulièrement sinistré.

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Départs en retraite : pour une politique de remplacement plus volontariste

Début 2014, lors du protocole de fin de conflit d’une grève dure, cinq embauches ont été négociées. Lors de la négociation annuelle obligatoire début 2015, le remplacement d’opérateurs qui pourraient évoluer vers des fonctions support a été acté, et lors d’une réunion extraordinaire du comité central d’entreprise le 31 mai dernier, la direction de Gemalto s’est engagée sur le remplacement de certaines ressources critiques. Dans les faits, et au 30 septembre, 4 embauches d’opérateurs ont été réalisées (comblant moins de 50% des départs), et le replacement de ressources critiques se fait par rotation interne, générant pour chaque cas la suppression d’un poste au final.