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Rachat de Gemalto par Thales – Saison 1 – Ép.3 – Télétravail : un accord plus avantageux chez Thales

Très apprécié des salariés, le télétravail sera au cœur des discussions qui seront organisées entre la direction et les organisations syndicales lorsque le rachat de Gemalto par Thales sera effectif.

Dans ce domaine, pas d’automaticité. Cela signifie que l’accord de télétravail signé au niveau du Groupe Thales devra au préalable être décliné chez Gemalto.

Globalement, l’accord Groupe Thales sur le télétravail est bien meilleur que celui mis en place chez Gemalto. Exemples : si le nombre maximum de jours télétravaillés par semaine est de deux comme chez Gemalto, l’accès à ce dispositif est, lui, possible dès six mois d’ancienneté dans le poste contre un an chez Gemalto. Par ailleurs, les mercredis ne sont pas exclus du dispositif, Thales faisant confiance à ses salariés.

En cas de refus de la demande de télétravail, les salariés ont la possibilité d’avoir recours à une commission paritaire locale, le dialogue social étant culturel dans le Groupe Thales.

Reste une inconnue : quid de la possibilité de télétravailler pour les salariés de Gemalto qui, une fois intégrés chez Thales, changeront de poste et de fait, perdront l’ancienneté acquise dans leur poste ?

Sur ce point, la CFE-CGC mettra tout en œuvre pour que les salariés Gemalto concernés ne soient pas lésés.

télétravail Gemalto

Les négociations sur le télétravail à Gemalto ont recommencé

L’accord sur le pilote télétravail de Gemalto du 28 mai 2014 avait divisé Gemalto en 2 avec, d’un côté, un petit nombre de personnes pouvant y prétendre, et de l’autre, une majorité d’exclus, résultat de signatures précipitées par des syndicats peu revendicatifs.

Cet accord « pilote » prend fin le 31 mai 2016 et les négociations recommencent pour un accord final.

Des tendances se dessinent déjà, avec la possibilité de 2 jours par semaine, et l’extension à des salariés actuellement exclus, comme les assistantes et les temps partiels, sous la pression de nos revendications.

Le point le plus bloquant reste sur les salariés R&D pour lesquels la direction n’accepte pas qu’ils organisent leur travail en réservant les jours de télétravail à des tâches sécuritairement possibles au domicile, réfutant ainsi l’autonomie à des cadres au forfait.

D’un autre côté, la direction pousse à un réaménagement de l’organisation du travail en voulant créer des zones de bureaux partagés pour les télétravailleurs lorsqu’ils sont sur site, et optimiser ainsi l’espace de travail

Pour passer en force, la direction n’hésite pas à rappeler qu’en l’absence d’un accord final avant le 31 mai 2016, en clair que si les conditions de la direction ne sont pas acceptées, les 178 télétravailleurs actuels perdront cet avantage.

Comme pour l’accord pilote, la CFE-CGC reste la seule garante de revendications centrées sur l’équité et l’égalité de traitement de tous les salariés de Gemalto.

Prochaine réunion de négociation : mardi 12 janvier 2016